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lundi 24 juillet 2017

Symposium Africain du Paysage et de l’Environnement

Apprendre le paysage,Paysages d’apprentissage 
IFLA Afrique, International Fédération of Landscape Architects et l’Association des Architectes-paysagistes du Maroc, AAPM ont  organisé à Rabat la 5ème édition du Symposium Africain du Paysage et de l’Environnement (SAPE) .A l’issu de cet événement majeur pour les professionnels de l’architecture du paysage, de l’architecture, de la planification urbaine et de l’environnement est née « La Déclaration de Rabat sur les Paysages » sur l’avenir de la profession et de son enseignement en Afrique.


Sous le thème de « Apprendre le paysage/Paysages d’apprentissage », cette rencontre a permis de mettre l’accent sur la façon dont l’environnement peut servir d’outil d’apprentissage du passé et la prise de décision pour l’avenir. C’est tout l’objet de ce symposium qui a rassemblé architectes-paysagistes du Maroc avec d’autres professionnels, experts nationaux et internationaux en matière de paysage et d’environnement, en particulier de pays africains. Evènement construit sur l’action: partager, communiquer, échanger, ce symposium se veut un moment fédérateur de réflexion sur le rôle du métier d’architecte-paysagiste qui touche aux domaines d’activité au cœur des enjeux d’adaptation de l’humain. Le président de l’AAPM, Akram El Harraqui a indiqué «Pour relever les défis de croissance économique tout en en préservant les équilibres environnementaux, une coopération sud/sud se doit de se déployer à tous niveau notamment celui de l’enseignement de ces pratiques professionnels».
 Une participation d’experts de renommée mondiale
Les travaux du forum ont débuté par l’excellente intervention de James Taylor, professeur émérite, de l'Université de Guelph au Canada, qui a contribué au développement de l'architecture du paysage en Afrique «nous devons former nos nouveaux architectes paysagistes en Afrique afin de résoudre les problèmes actuels liés au paysage et à l’environnement mais bien au delà nous devons anticiper les nouvelles orientations et pratiques pour l'aménagement du territoire en réponse aux problèmes environnementaux "a souligné James Taylor. Graham Young, professeur d'architecture du paysage à l'Université de Pretoria, Afrique du Sud, a déclaré«L'architecte paysagiste moderne a besoin d'une compréhension de l'architecture, de l'écologie, de l'économie et d'autres professions afin de répondre aux besoins des parcs et des espaces urbains d'une croissance rapide de la population urbaine en Afrique ».Lors de ce symposium, Kathryn Moore, la Président de la Fédération Internationale des Architectes-Paysagistes (IFLA), également professeur à l’École d’architecture de l’Université de Birmingham, a souligné l'importance d'intégrer plusieurs professions qui peuvent travailler ensemble pour relever les défis du développement urbain.
«La Déclaration de Rabat sur les Paysages »

 Au Maroc, les préoccupations de l’impact du changement et réchauffement a été exprimée par l’architecte paysagiste canadien et résidant du Maroc, James MacGregor, qui a présenté des statistiques concernant l'augmentation des températures urbaines en Afrique du Nord ainsi que le stress croissant sur l'approvisionnement en eau “Le Maroc a déjà été identifié par le World Resources Institute comme étant l’un des pays les plus à risque en terme de stresse hydrique.  Pour cela il est primordial que les métiers de l’aménagement et notamment les architectes-paysagistes comprennent la science des changements environnementaux significatifs en Afrique au cours des 30 prochaines années pour y faire face. Ils doivent mettre en œuvre tous les outils dont ils disposent pour capter le carbone dans l’air, réduire les ilots de chaleurs urbans, protéger le littoral marocain de l’élévation du niveau de l’eau, preserver les ressources en eau».Plusieurs architectes-paysagistes, urbanistes, ont partagé leurs savoirs-faire, leurs expériences et projets accumulés pendant des années de recherche et, d’observation.
 A l'issu, de ce symposium, les participants ont adopté à l'unanimité « La Déclaration de Rabat sur les Paysages», sur l'avenir de la profession et de son enseignement en Afrique. Dans cette déclaration, les participants ont notamment emboiter le pas à des actions concrètes sur le droit à l’environnement sain et au développement durable qu'établit l'article 31 de la Constitution marocaine de 2011 salué par les intervenants.


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